Manifeste pour un christianisme métallique

Durant une vingtaine d’années, j’ai assidument suivi et soutenu les scènes musicales les plus underground qui soient. Black-Death Métal, Industriel ou Noise étaient mon quotidien. Jusqu’au jour où tout bascula et où je me suis rangé derrière la bannière du Christ. Mais cela vous le savez déjà de par mon témoignage.

N’allez pourtant pas croire qu’il s’agisse là d’un basculement si radical que cela. Contrairement à certaines idées largement répandues, je pense qu’il existe beaucoup plus de similitudes entre ces deux mondes qu’on ne veut bien le croire et l’admettre. Même si cela ne fait pas plaisir à certains. Des deux bords d’ailleurs.

Opposition frontale ?

Le métal est bien souvent irrévérence. Il peut être moqueur, provocateur, contestataire, revendicateur, voire franchement haineux. Il en arrive même à faire l’apologie des forces du mal. A la base, ce n’est pas là l’idée qu’on se fait du chrétien. Nombreux sont ceux qui ont plutôt tendance à le voir grenouille de bénitier ou même mouton de panurge. Dans leur esprit, le disciple du Christ suit béatement ce que l’église lui demande de faire sans trop se poser de questions et tente de bien paraître en toute occasion (peu importe si c’est vrai ou juste une apparence d’ailleurs…) Il ne se confronte pas aux autres, tient des discours gnangnans et moralisateurs ou alors n’ose tout simplement pas dire quoi que ce soit. Sous cet angle, ce sont effectivement là deux univers irréconciliables.

Ils le sont d’autant plus que le milieu métal a engendré un grand nombre de positions radicalement anti chrétiennes. Jouer ou écouter du métal, surtout extrême, implique un attrait certain pour la puissance. Or, le christianisme n’est pas vraiment perçu comme un vecteur de puissance. C’est même plutôt l’image inverse qui prévaut, à savoir une religion conçue pour les faibles. Une religion qui fabrique des faibles même.

Non seulement le christianisme serait cette religion castratrice façonnant des moutons en quantité industrielle, mais en plus elle aurait beaucoup de sang sur les mains. De nombreuses cultures traditionnelles auraient été violemment éradiquées au profit d’un nivellement chrétien par le bas. Tant de richesses culturelles disparues, de personnes injustement assassinées pour cause de pratiques non conformes à l’orthodoxie dominante. En gros, l’église n’aurait même pas la décence de mettre en pratique ce qu’elle prône lorsqu’il en va de ses intérêts.

Et tout ceci sans compter que ce même christianisme, avec ses règles et interdits moraux, empêcherait de jouir de la vie. Le chrétien serait un mort qui s’ignore, une personne qui s’interdit tous les plaisirs de la vie au profit d’une hypothétique vie éternelle.

Non décidément, au regard de ces éléments, il semble définitivement impossible de réconcilier deux mondes si différents. Alors certes, il y a bien des chrétiens qui font du métal. Même du métal extrême. Mais soyons honnêtes, ils sont quand même largement marginalisés dans cette scène et ce même si leur musique s’avère d’excellente facture.

Un christianisme vraiment bien compris ?

Autant la plupart des chrétiens n’y connaissent et n’y comprennent rien au métal, autant l’immense majorité des métalleux se fait une fausse idée du christianisme. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, mais ceci est une autre histoire. Cette confusion provient d’une mauvaise définition de celui-ci.

L’idée la plus répandue aujourd’hui est que le christianisme est une religion du livre. Par-là, il faut entendre un ensemble de croyances et de pratiques qui y sont rattachées révélées par un livre saint. Or, cette définition a le malheur d’être largement incomplète, voir même de passer complètement à côté de l’essentiel.

En fait, il existe trois niveaux de compréhension auxquels on peut rattacher le christianisme. Le premier, et le plus important de ceux-ci, consiste pour le chrétien à vivre une relation. Une relation active avec un Dieu trinitaire, Père, Créateur et aimant Ses créatures par-dessus tout. Entretenir une relation avec quelqu’un (fut-il Dieu) implique, entre autre, de communiquer, de partager joies et peines, de rendre visite, de demander et remercier ou même parfois d’exprimer de violentes colères contre cette personne. Pour le chrétien, Dieu est présence. Ce n’est pas une croyance, c’est une authentique personne qui vit à ses côtés et à qui il demande éclairage et aide pour sa vie. On est bien loin de croyances impliquant des conduites rigides à suivre.

Il serait néanmoins difficile de nier la loi religieuse. Les 10 commandements par exemple, sont un fait et pas une vue de l’esprit. Mais dans le même temps, le Christ a précisé être venu pour accomplir cette même loi. Un Christ qui a voulu et continue de vouloir attirer à Lui. Vu sous cet angle, la loi religieuse a donc comme finalité d’approfondir cette fameuse relation et pas de fonctionner en tant que système légal. Jésus n’a d’ailleurs eu de cesse de se battre avec ceux qui exerçaient la loi religieuse comme un pouvoir.

Relevons également à ce sujet que le sacrifice de la croix pour pardonner les errements des humains démontre bien la totale imperfection et incapacité des hommes à suivre cette fameuse loi à la lettre. Les apôtres eux-mêmes en sont un exemple flagrant. Même Pierre, si proche de Jésus, a fini par le renier à trois reprises.

Autant dire que la loi doit être prise avec des pincettes. Non qu’il faille la passer par perte et profit mais simplement la mettre à une place plus réaliste et en perspective avec ce que nous sommes. Un chrétien qui ne comprend pas le sens de certaines injonctions, est en désaccord avec celles-ci ou n’est pas en adéquation avec elles par manque de désir ou de courage peut tout aussi bien faire des efforts dans d’autres domaines pour se rapprocher de Dieu. Chaque chose en son temps, l’essentiel étant d’avancer d’une manière ou d’une autre vers une meilleure relation. Et pas de traumatiser ou brimer qui que ce soit.

Dès lors que le système légal se met quand même en place à l’échelle sociétale, pour quelles que raisons que ce soit, nous atteignons le troisième degré de compréhension du christianisme, à savoir la chrétienté. Ce qui différencie la chrétienté du stade précédent est une affaire de nombre. Le second a pour ambition de parler aux personnes individuellement tandis que la chrétienté se rattache, elle, à une société entière. Elle est à la société ce que la religion est à l’individu. De plus, la chrétienté va facilement de pair avec de la coercition en vue du respect de la loi. Ce qui peut avoir pour conséquence que la chrétienté, dont le but originel est d’amener tout un chacun à une meilleure relation au Christ, peut totalement rater son affaire. Et même agir en repoussoir éloignant les populations de leur Créateur. L’histoire récente des deux derniers siècles semble être un exemple frappant du fait qu’on peut tout à fait vivre en chrétienté sans être chrétien et, à l’inverse, vivre chrétien hors de la chrétienté.

Des critiques au final peu pertinentes

Maintenant que les choses sont plus clairement définies, revenons-en aux principales critiques portées contre le christianisme. Les accusations touchant à la disparition d’un certain nombre de cultures ou à d’autres actes atroces commis en son nom touchent plutôt à la chrétienté qui, comme cela vient d’être montré, peut être potentiellement complètement découplée du christianisme. Ce décalage démontre que l’un et l’autre n’ont en définitive et contre toute apparence, pas grand-chose à voir ensemble. De plus, un certain nombre de ces critiques ne trouvent pas non plus de fondements historiques sérieux dès lors qu’on laisse parler de véritables spécialistes à leur sujet.

La prétendue promotion de la faiblesse ainsi que tout ce qui a trait aux interdits moraux et aux règles relèvent, eux, du 2ème stade de compréhension du christianisme. Notre incapacité avérée et démontrée par le sacrifice du Christ à suivre tous les préceptes de la loi invite à un peu de souplesse. Comme l’essentiel réside dans la relation, que la loi a pour objectif de mener et d’approfondir celle-ci, elle ne doit pas devenir un obstacle détournant du Christ. Cela implique que si le chrétien ne comprend pas le sens d’un élément de la loi ou qu’il ne se sent pas capable/ne désire pas l’appliquer pour x raison, alors il doit pouvoir, momentanément, mettre celle-ci en retrait. Bien entendu, il ne s’agit pas de relativiser la loi totalement et d’inviter tout un chacun à faire n’importe quoi. Il s’agit plutôt de permettre au chrétien d’approfondir sa relation en douceur par le biais d’une adhésion plus profonde à un autre aspect de la loi qu’il comprend, accepte mieux et/ou se sent capable d’appliquer. De manière générale, l’essentiel réside dans l’accroissement de la relation qui donnera à chacun ce dont il a besoin pour continuer à avancer même dans les domaines les plus critiques.

La dernière salve d’attaques sérieuses consiste à montrer du doigt le manque d’esprit critique et le suivisme potentiellement développé par les différentes églises chez leurs fidèles. Aussi nombreux soient les exemples qui semblent justifier ce jugement, celui-ci doit amener à la prise de conscience que le chrétien doit être chercheur de vérité. Cette quête de vrai et de juste doit lui faire écouter ce qu’on lui dit mais ne pas tout prendre pour parole d’évangile. L’esprit critique est un don de Dieu, il mérite donc qu’on en use et abuse dans le respect de la vérité. Le laisser de côté, c’est faire insulte au Créateur.

Des natures antagonistes ?

Les principales critiques émises par les métalleux contre le christianisme n’atteignent donc pas leur cible. Mais, et c’est là le renversement le plus spectaculaire, les natures de ces deux mondes ne sont, tout compte fait, pas si éloignées que cela.

Si le métal extrême dégage de la puissance, de la colère et de la haine, l’impératif de recherche de la vérité qui colle à la peau du chrétien peut l’amener à des ressentis franchement brutaux contre les actes intrinsèquement mauvais. L’expression d’émotions négatives peut aussi faire partie de son répertoire tant que celles-ci ne sont pas dirigées contre des personnes mais contre des actes. Le chrétien est un être de lumière évoluant dans un monde empli de ténèbres. Et ces ténèbres ne sont pas à accepter telles quelles mais doivent être éclairées à la lumière de la vérité, éclairage qui peut prendre de nombreuses formes dont celle de la contestation la plus énergique qui soit.

Exceptions faites des attaques ad personam ou des expressions négatives gratuites, le christianisme n’a donc rien à envier au métal en matière de radicalité. Plus encore, le détachement aux choses terrestres que peuvent induire la primauté de la relation au Christ comme l’attachement sans concession à la vérité donne au chrétien un potentiel d’anticonformisme et de dissidence qui devrait faire se pâmer d’envie les plus excentriques/rebelles des métalleux. Surtout dans le contexte de la postmodernité où toutes les opinions se valent sauf…celles estimant que le vrai et le juste priment sur les conceptions individuelles de chacun.

Au final, il semble évident qu’il existe une proximité forte entre le christianisme et le métal. Ce que certains adeptes métalliques essaient d’ailleurs de démontrer depuis quelques temps déjà. Cela dit, à leur différence, je ne crois pas qu’il soit pertinent de chercher une quelconque forme de religiosité dans le métal mais bien plutôt de faire émerger l’immense potentiel métallique du christianisme…

 

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29 réflexions sur “Manifeste pour un christianisme métallique

  1. Une vision très personnelle, une de plus, mais rien de plus. Pas tout faux, pas tout juste non plus, et de loin. Encore une nouvelle voie stérile ? Une nouvelle secte ?. Combien de temps encore, combien de souffrances, de trahisons, d’errements, de mélanges, d’hérésies, d’imaginations, de phantasmes, de platitudes, avant que l’homme occidental ne revienne simplement et humblement à la source de l’Église, en dehors de laquelle il n’y a ni Christ, ni salut ?

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    • Je crois comprendre un peu ce que dit l’ami Pierre Dimitri Mottier. Vous ne pouvez pas prétendre à défendre le droit au respect du christianisme et admettre que la musique rock (pardon, la musique metal, mais le metal, ça reste une forme de rock) est compatible avec le message évangélique. Comme dirait Monsieur Philippe de Villiers, cela équivaut à boire le sang du Christ dans un verre à moutarde !

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      • C’est un point de vue…Mais dans ce cas expliquez moi les encouragements faits par le St Père au groupe de pop rock louange Glorious…Ou alors la présence du rappeur El Nino aux JMJ…

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      • Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais il y a une crise dans l’Eglise. Elle a atteint la liturgie.
        Mais puisque vous me faites remarquer que le Pape François a encouragé un groupe de pop louange (Glorious), et même un rappeur, son prédécesseur le Pape Benoît XVI a plutôt manifesté le contraire :
        Il a qualifié la musique rock comme étant « l’expression de passions élémentaires qui, dans les grands rassemblements musicaux, a assumé des caractères de culte, ou mieux de contre culte qui s’oppose au culte chrétien » (propos rappelés dans « L’Humanité », 23 avril 2005)
        Et puis, il y a les positions du Maître Domenicco Bartelucci, le musicien de pas moins sept papes (en fait, les sept derniers, dont le Pape François) sur le sujet :
        http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/jai-fait-un-reve-la-musique-de-palestrina-et-de-gregoire-le-grand-etait-de-retour/
        C’est moche à dire, mais notre bon pape François entretient ici une confusion plus que douteuse, pour ne pas dire nauséabonde, mais il semble coutumier du fait désormais :

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      • Puisque vous citez Benoit XVI, j’aimerai que vous m’expliquiez en quoi cette citation ne s’appliquerait pas à un match de foot ou à tout événement sportif d’envergure. On y retrouve les mêmes éléments… Ensuite, concernant la suite, je le répète, en ce qui me concerne, je ne suis pas pour faire entrer le métal dans les églises. Sauf cas exceptionnel. Par cas exceptionnel j’entends la nécessité de proposer l’évangile aux périphéries. Si cela peut amener des métalleux à la messe pourquoi pas. Pour autant bien sûr que ceux qui sont à un autre stade dans leur vie spirituelle puisse avoir les messes qu’il leur faut pour continuer à s’épanouir….

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      •  » j’aimerai que vous m’expliquiez en quoi cette citation ne s’appliquerait pas à un match de foot ou à tout événement sportif d’envergure. On y retrouve les mêmes éléments…  »
        Je réponds à votre question :
        – tout d’abord parce que le Cardinal Ratzinger (il n’était pas encore pape à l’époque, la citation datant de 2001 en réalité) vise la musique rock, et pas le sport,
        – ensuite parce que si la fonction cathartique de la musique rejoins bien entendu parfois celle du sport (cf par exemple sur le sujet « L’Age du Rock » de Claude Chastagner), la musique s’adresse à l’âme, ce qui n’est pas prioritairement le cas du sport. Bien sûr, peut être me rétorquerez vous alors que faites vous de l’adage « mens sana in corpore sano » ?, mais on s’éloignerait du sujet.

        J’ai bien compris que vous ne souhaitiez pas que le metal entre dans les églises, mais moi, je vois la chose a contrario. Si l’on ne peut envisager l’utilisation de ce genre de musique dans la liturgie, a contrario, est ce que ça ne pose pas la question de la compatibilité du message évangélique sur ce genre de musique ? Et si on veut aller plus loin, quel est l’objet de la musique ? Quel est fondamentalement l’objet du rock ?

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      • Le divertissement me parait un objectif suffisant pour le rock non?
        Si Benoit XVI visait le rock en particulier, cela n’empêche pas d’autres choses de correspondre au descriptif qu’il fait non?

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      • Vous avez une vision nietzschéenne de la musique, et bien entendu, vous faites fausse route. La musique n’est pas fondamentalement un art du divertissement.
        De plus, j’attire votre attention sur la construction de la musique rock (beat, et riff pour les fondamentaux) qui amène l’auditeur non vigilent à des situations de transe pouvant le provoquer à perdre tout self control. C’est d’ailleurs pour cela que le rock n’roll n’a pas pour objet de délivrer de message cohérent, parce que ce qui intéresse l’auditeur de musique rock, ce ne sont pas les paroles, mais comme vous le dites si bien, le divertissement. Le rock ne se prend pas la tête, et ce dès le début. Vous pourrez ainsi longtemps chercher toute la signification philosophique d’une chanson comme « Tutti frutti » de Little Richard (à qui certains attribuent la paternité de la musique rock), et là n’est pas le plus important. Enlevez les paroles des chansons de vos metaleux chrétien, et remplacez les par des paroles sataniques (c’est bien plus à la mode, vous savez…), voire même, par rien du tout : et bien ça restera du metal, et ça restera un divertissement.
        La question est donc : le rock (ou le metal, etc…), est ce un divertissement sain ?

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    • Tout ce qui ne vient pas DE l’Église n’est pas DASNS l’Église. Ce qui n’a pas été donnée par le Christ et qui est purement de nature humaine n’a RIEN à voir avec l’Église. Le drame de l’Occident c’est d’avoir voulu mélanger, depuis au moins 1000 ans, les choses humaines et les choses divines. Typiquement et pour commencer, la prééminence -depuis les conciles mérovingiens- d’une certaine morale sur la vision spirituelle, qui aboutira au clergé célibataire, puis l’intellectualisation de la théologie par la scolastique aquinienne, puis la réforme, etc. L’Église d’Occident perd sa route à partir de ce moment-là. Il y a une radicalité dans l’Évangile qu’on ne comprend plus, et ces discussions bizarres sur le métal ou pas, sur le rock ou pas, sur la violence ou pas, en témoignent. Tant qu’on ne désirera pas retrouver la pureté initiale de la foi, une foi juste, exigeante, SANS MÉLANGE, on ne ne retrouvera pas la joie pure, légitime, personnelle et SANS MÉLANGE, qui est le fruit d’une relation d’amour entre le Christ-Dieu, fils de Dieu et Dieu, Créateur, Sauveur et Rédempteur. L’humilité ne consiste pas à ajouter ou enlever quoi que ce soit aux paroles de Jésus-Christ. Cf. citation ci-dessous, 22,18-19, dans son contexte, pour qu’on ne puisse pas dire que c’est tiré du contexte…

      Apocalypse
      22:10 Et il me dit: Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre. Car le temps est proche.
      22:11 Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore.
      22:12 Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre.
      22:13 Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
      22:14 Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville!
      22:15 Dehors les chiens, les magiciens, les fornicateurs, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge!
      22:16 Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin.
      22:17 Et l’Esprit et l’épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement.
      22:18 Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre;
      22:19 et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.
      22:20 Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus!
      22:21 Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous!

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      • L’histoire du beat qui provoque la trance, c’est tellement mais alors tellement mais alors TELLEMENT des conneries rebattues depuis les années 50 que je pensais qu’on était arrivés au dessus dans le débat. Faut arreter de placer sur le même niveau le Metal (ou autres musiques, qui ne sont pas une religion, qui n’est pas une doctrine, qui se posiotionne sur plusieurs axes et qui, à mon sens, ouvrent des pistes de réflexions à ceux qui veulent bien voir un peu plus que l’imagerie outrancière) et le Christianisme qui (tente d’)impose(r) des dogmes. Et faut arreter de placer les metalleux au niveau du bétail, aussi.

        Sinon, les choeurs religieux, c’est pas trance-inducing peut etre ? (certains groupes de Metal en utilise également).

        Enfin, dernier point, il est essentiel de dissocier le satanisme dans le sens « anti christianisme » voir « anti religieux », du satanisme au sens de la vénération de Satan (dont l’iconographie provient de la religion chrétienne, au passage).

        Joie et amour, et Death Metal.

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  2. Merci pour ce billet qui met en perspective les options de radicalite propre au metal extrême d’une part et du christianisme d’autre part si tenté que la comparaison soit à faire mais j’en comprends la démarche.
    Une radicalite qu’il convient d’éclairer avec les icônes respectives du metal extrême ( les groupes et leurs leaders) et du christianisme ( les saints).
    Une radicalite à éclairer aussi qt au profils sociologiques respectifs pour en mesurer la réalité. Il est patent que le metal comme le rock est à une immense majorité blanc, masculin et csp plutôt  » haut du panier ».

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    • Jean-Yves
      Je ne sais pas si tu t’en rends compte, mais nous sommes en train de vivre une époque passionnante. Enfin des Ténors commencent à sortir du silence. La dissidence a désormais une tribune sur Internet, et Civitas va présenter des candidats pour les législatives. La guerre culturelle fait rage, et c’est là, la clef de la victoire. Le terrain CULTUREL, tu m’entends ???

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      • Le terrain culturel, à l’école où j’ai été formé au cours des ans, n’est pas nouveau pour moi. Il m’a appris notamment la persévérance, en ayant à l’esprit que si nous étions obligés à la mise en oeuvre de moyens, nous n’étions pas obligés à une obligation de résultat, si tenté quand même que nous ayons en tête un objectif.

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      • Pour vous répondre, je pense que vous faites erreur sur beaucoup de choses. Vous parlez de gens qui peuvent partir dans des états de transe qui font perdre tout self contrôle. De toute ma vie je n’ai jamais vu une personne qui n’avait pas consommé de substances douteuses partir dans un état de transe à un concert. Il peut y avoir une certaine forme d’hystérie causée par l’idolâtrie portée à certaines stars je vous l’accorde mais ce n’est pas la musique qui le provoque.
        Concernant la cohérence du message aussi vous vous trompez. Dans le rock, vous avez autant de messages sans queue ni tête que de messages pour faire passer une idée. Tout dépend du groupe. Nombreux sont les groupes engagés pour une cause ou l’autre tout comme nombreux sont ceux qui ne se prennent pas la tête.
        Vous vous trompez également lorsque vous dites que les fans de rock se foutent royalement des paroles. Tout dépend desquels une nouvelle fois.
        Lorsque vous me dites « enlevez les paroles des chansons de vos metalleux chrétiens et remplacez les par des paroles sataniques… » j’ai envie de vous dire « remplacez dans telle ou telle peinture telle expression par telle expression… » c’est un peu du même accabit.

        Comprenez bien que mon vécu me fait penser du plus fond de moi-même que certaines formes de métal/rock ou ce que vous voulez sont malsaines pour l’âme. Ce n’est pas pour rien que je soutiens l’idée que les groupes anti-chrétiens et satanistes ne doivent en aucun cas être soutenu d’une quelconque manière. Mais je pense qu’en définitive cela dépend de l’intention de celui qui l’exécute. Ce qui change tout vis à vis du métal chrétien…

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      • Beaucoup de confusions dans vos propos, me semble t’il….

        Permettez moi de vous citer :

        « Vous parlez de gens qui peuvent partir dans des états de transe qui font perdre tout self contrôle. De toute ma vie je n’ai jamais vu une personne qui n’avait pas consommé de substances douteuses partir dans un état de transe à un concert »,
        deux choses sur votre réponse :
        1°) je tiens à insister sur le fait que la situation de transe ne se rencontre que dans la mesure ou le destinataire du message accepte lui-même de se mettre dans une telle situation.
        2°) Vous avez parfaitement raison de souligner que la prise de substances douteuses favorise l’état de transe dans un concert. Mais faut il préciser que la prise de drogue dans une rave est plus importante que dans la vie courante, et la prise d’alcool dans un concert de metal également (c’est la deuxième source de bénéfice du Hellfest). Pourquoi donc la consommation de drogue et d’alcool qui sont des substances altérant la conscience sont plus importantes dans de telles manifestations que dans la vie courante si ce n’est parce qu’elles favorisent les situations de transe ? Je ne sais pas si c’est votre cas, mais quand je vais à l’opéra, mon idée première n’est pas d’aller me saouler à l’entracte. Puis, vous n’êtes certainement pas sans ignorer l’expression : « sex, drugs, and rock n’roll »

        « Il peut y avoir une certaine forme d’hystérie causée par l’idolâtrie portée à certaines stars je vous l’accorde mais ce n’est pas la musique qui le provoque ». Je ne suis pas d’accord avec ça non plus pour deux raisons. Tout d’abord parce que vous confondez « message » (musique) et « messager » (musicien), et il m’importe peu de savoir qui est le « messager », du moment que je perçois le « message ». D’ailleurs, il n’est pas rare dans les groupes de metal que les musiciens utilisent des pseudos, et soient de plus interchangeables en fonction des concerts, en sorte que ce n’est pas forcément le messager qui importe. Il y a même des groupes qui en font leur marque de fabrique, comme Ghost et ses goules. La deuxième raison, c’est que si l’idolâtrie relève de l’artiste musicien, c’est parce que justement, l’artiste est musicien, et c’est bien à cause de son message qu’il est divinisé. Ce que je vais vous dire maintenant va peut être vous choquer, mais pourquoi croyons nous que le Christ est Dieu ? Réponse : à cause de l’Evangile, à cause du message. S’il n’y avait pas l’Evangile, nous n’aurions que très peu de motifs de croire que Notre Seigneur Jésus Christ est Sauveur et Dieu.

        « Concernant la cohérence du message aussi vous vous trompez. Dans le rock, vous avez autant de messages sans queue ni tête que de messages pour faire passer une idée. Tout dépend du groupe.  »
        Vous ne m’avez pas compris. Le message de la musique rock et du metal est indépendant des paroles que l’artiste qui utilise ce support exprime. Si vous voulez, dans une musique avec paroles, vous avez deux types de messages : le message musical d’un côté, et les paroles du chanteur de l’autre. On voudrait que les deux types de messages soient liés, et il faudrait que ce soit le cas (pour répondre à la fameuse corrélation aristotélicienne de la forme et de la matière), mais avec le rock « chrétien », ce n’est pas le cas. Jean-Jacques Rousseau (Dieu sait que je ne suis pas d’accord sur tout avec lui) parle de « langage » quand il parle de musique (pour le coup, là, je suis d’accord). Il est bien clair que si je vous hurle le Notre père en version Guttural Voice à la Black metal, ça ne vas pas coller (et ça existe). Or ce n’est ni plus ni moins ce que le rock Chrétien prétend nous imposer.
        Par ailleurs, j’ai longtemps cru (et il me semble que c’est votre cas, du moins pour l’instant), que le rock pouvait avoir une thématique qui lui était propre. Et bien je me suis trompé. Le message (l’ouvrage) qui m’a fait changé d’avis sur ce sujet : « Histoire musicale du Rock », de Christophe Pirenne (le messager-auteur).

        PS : dois-je comprendre que Stevan et Caïn Marchenoir sont une seule et même personne, et en ce cas, pourquoi utiliser plusieurs pseudos ?

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      • Bon alors pour vous répondre: concernant le pseudo et mon prénom (Stevan): c’est une bête histoire de confusion: j’ai deux blogs sur deux sujets différents et j’ai essayé de faire une modification juste pour l’un. Et je me retrouve avec un mélange des deux. Ce n’est absolument pas volontaire.
        Ensuite: concernant la divinisation des artistes: vous retrouverez des phénomènes similaires dans le sport par exemple (football notamment) ou même le cinéma. Ce n’est pas propre à la musique et ce n’est pas la musique qui amène à un tel état d’esprit mais bien plutôt un manque profond chez l’auditeur.
        Concernant la cohérence entre le message et la musique: je pense au contraire que le christianisme peut tout à fait être compatible avec le métal: comme je l’ai écrit, le chrétien peut avoir une aversion, une colère profonde contre certaines injustices par exemple. En conséquence, une mise en musique métal peut tout à fait être appropriée pour faire passer un tel message. Alors bien évidemment ce n’est pas le notre Père qui colle le mieux à la situation.
        Consommation de substance: dès lors que le rock est dans la catégorie « divertissement » il n’y a aucune raison que celui qui s’adonne à un tel divertissement ne l’agrémente pas d’autres « divertissements » fussent-ils nocifs. Et il faut nuancer le propos: si je suis pété en écoutant du métal, je suis dans un état certes un peu différent de mon état normal mais qui n’est pas du domaine de la transe non plus…Mais là aussi, les manifestations sportives (de nouveau les matchs de football par exemple) génèrent une consommation d’alcool forte. Tout comme les fêtes comme carnaval par exemple.

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      • @ Stevan
        « Concernant la cohérence entre le message et la musique: je pense au contraire que le christianisme peut tout à fait être compatible avec le métal: comme je l’ai écrit, le chrétien peut avoir une aversion, une colère profonde contre certaines injustices par exemple. En conséquence, une mise en musique métal peut tout à fait être appropriée pour faire passer un tel message. »
        Nos avis divergent sur ce point. Pour moi, ce n’est justement pas possible. C’était le point godwin auquel je voulais vous emmener. J’eusse été surpris que ce ne soit pas le cas.
        En tout cas, je vous souhaite bon courage dans votre quête de Vérité. Ce qui compte, c’est votre honnêteté dans cette quête. Ce n’est pas ce que je pense qui de toute manière vous fera changer d’avis, et ça ne me pose pas plus de problèmes que ça.

        @ Rineau et Stevan
        J’aurai deux, trois choses à proposer dans cette guerre culturelle qui nous oppose au Prince de ce Monde (choses qui ne viennent pas de moi, rassurez vous) :
        – la révolution est une entreprise satanique (c’est Joseph de Maistre qui disait ça). En conséquence, la contre-révolution est un exorcisme. Il faut donc avant tout se mettre à genoux avant que de se lancer dans de périlleux exercices ou le Prince de ce Monde est à l’affût pour nous faire tomber, et nous faire bifurquer sur des chemins qui ne sont pas ceux que le Seigneur a préparé pour nous. Et il est très malin, bien plus malin que nous (c’est l’un des sobriquets qui lui était donné par le Saint Curé d’Ars).
        – Aussi, Internet, l’Agora des temps moderne, n’est pas sans danger. Lorsqu’on crée un blog pour promouvoir le rock chrétien, il faut être bien sûr que le rock soit compatible avec la religion, parce que si ce n’est pas le cas, l’entreprise sera vaine. Elle sera même destructrice. Il en est de même de la création d’un collectif qui se veut pour un festival respectueux de tous.
        Ceci dit, je ne regrette pas d’avoir collaboré au blog du collectif, mais à un moment donné, je n’avais plus de matière à proposer, ou si j’en avais, ça ne collait plus avec le collectif dont le combat reste quand même bien trop limité, et ce n’est d’ailleurs pas mon réel combat (ça ne l’a jamais été – c’était juste connexe avec ma passion pour l’étude de la musique rock). Cela pouvait même être dangereux pour moi.

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  3. « mais en plus elle aurait beaucoup de sang sur les mains. De nombreuses cultures traditionnelles auraient été violemment éradiquées  »

    Cette phrase laisse entendre que les faits decris ne sont pas averés…
    Des gens pensent encore que cette religion a eté imposée dans la paix et l’amour?
    La destruction de l’Irminsùl pourra vous donner un aperçu dzs methodes utilisées pour purger les « païens »

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    • Oui c’est sûr que les Saxons étaient eux des gens radicalement pacifistes qui n’ont aucun sang sur les mains…Plus sérieusement, je ne nie aucune exaction, à chaque époque ses moeurs et les carolingiens étaient parfaitement dans leur élément…Mais si vous avez lu mon texte en entier, vous devriez comprendre que cela n’a que peu d’intérêt que de ressasser ce genre de choses puisque je soutiens l’idée que christianisme et chrétienté peuvent être découplés l’un de l’autre…

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  4. Très intéressant. Le fait de définir la Relation comme principe fondamental du christianisme me paraît effectivement… fondamental. Et la place à donner à la loi que vous définissez me paraît en adéquation avec l’exhortation Amoris laetitia… D’ailleurs les psaumes, récités quotidiennement par les moines et consacrés, reprennent aussi de temps à autre cette révolte, cette rage haineuse parfois… Quant aux profils sociologiques cités par Rineau, n’oublions pas que la chrétienté, mais aussi le christianisme, s’est répandu en Europe par des cultures correspondant bien à ce profil…

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  5. @Etienneweb
    « Pourquoi donc la consommation de drogue et d’alcool qui sont des substances altérant la conscience sont plus importantes dans de telles manifestations que dans la vie courante si ce n’est parce qu’elles favorisent les situations de transe ? » A mon avis, parce qu’il y a conjonction de plusieurs facteurs plus ou moins importants selon les personnes : phénomènes de groupe, recherche de sensations fortes (liées dans le metal, à l’idée de de puissance ), exaltation du MOI, recherche d’états émotionnels hors du corps.
    @Etienneweb et Caïn Marchenoir
    Message & messager : les 2 sont liés. Point de message sans messager, point de messager sans message. Et il est clair, pour moi en tt cas, que tout art et plus encore la musique, est l’expression de l’artiste et qu’on ne peut séparer les 2. Par conséquent il faut discerner &, tant que possible, saisir l’intelligible dans le sensible et Dieu sait combien la construction de la musique est puissante : dans le cas du metal et plus encore du black metal, on ne peut séparer la musique des paroles,des accoutrements, des visuels…tout est pensé & construit à une seule fin que je vous laisse deviner.
    @Caïn Marchenoir : je suis le porte parole de l’association des amis du collectif, c’est public, et Etienneweb est la personne qui a écrit plusieurs articles sur le blog & que je vous recommande.

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    • Aucune objection sur le fait de dissocier le message et le média….Mais je le répète, le christianisme est aussi porteur d’une radicalité puissante qui peut être mise en musique de manière puissante et radicale…

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      • On est bien d’accord. Pour moi, la radicalité c’est accepter de quelquefois mener des combats qui apparaissent sans issue mais de les mener. « Demander la victoire & ne pas se battre, je trouve que c’est mal élevé » Charles Péguy

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  6. @Etienneweb,
    Pour information, les réunions de l’association démarrent par une prière & nous avons demandé conseil à quelques prêtres de confiance. Si bien évidemment l’issue de l’engagement quel qu’il soit ne nous appartient pas, bien évidemment aussi son issue dépend quand même de notre collaboration : c’est du reste l’enseignement du Christ quand il dit « Viens & suis Moi ».

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